L’Association Comorienne Pour le bien-être de la Famille (ASCOBEF) a été créé en 1994 par des volontaires comoriens, hommes et femmes soucieux de la santé de la mère et de l’enfant ainsi que du bien être de la famille aux Comores. L’ASCOBEF est une Organisation Non Gouvernemental (ONG) reconnue par l’Etat comme une ONG d’utilité publique. Elle répond aux principes, buts et objectifs de l’IPPF (International Planned Parenthoud Federation) dont elle est une association membre (AM). Tout comme l’IPPF, elle s’emploie activement à garantir les droits en matière de santé sexuelle et reproductive, à promouvoir l’égalité entre l’homme et la femme, à accorder de la valeur à la diversité et à la protection des jeunes et des personnes vivantes avec le VIH (PVVIH). L’ASCOBEF a 30 ans d’existence et ses actions se sont toujours inscrits dans le cadre plus global des priorités nationales telles que définies dans la Politique nationale de Santé (PNS) et le Plan Nationale de Développement Sanitaire (PNDS). Elles sont mises en œuvre à travers une plus grande collaboration avec les institutions étatiques en charge de ces thématiques et l’association participe aux programmes conjoints, en prenant pour cadre de référence la Conférence Internationale sur la population et le développement (CIPD) ; les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), la plateforme de Beijing et le plan stratégique de l’IPPF. Le but poursuivi par les interventions de l’ASCOBEF est d’accroître l’accès au service et l’appui en faveur des groupes vulnérables à travers des objectifs transversaux qui sont : • Garantir un accès accru aux services de qualité en matière de droit relatifs à la santé sexuelle et reproductifs ainsi qu’à des approches aux soins de qualité sur la base du genre et des droits afférents. • Mener des actions d’appui en vue d’accroitre l’accès en renforçant son leadership en matière de droit liés à la santé sexuelle et reproductive. • Renforcer ses capacités en vue d’accroitre l’accès grâce à son renforcement institutionnel et opérationnel. • Renforcer l’apprentissage organisationnel et l’obligation de rendre compte aux parties prenantes].
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Objectif général :
Renforcer l'inclusivité et la qualité des services de santé sexuelle et reproductive en intégrant les besoins spécifiques des personnes SOGIESC dans un cadre respectueux, participatif et adapté au contexte socio-culturel des Comores.
Objectifs spécifiques :
1. Développement d’une approche par la confiance et les alliances discrètes Nous commencerons par l’identification des pairs LGBTQ+, qui travaillerons dans le projet pour mieux spécifier les besoins des cibles. A travers le projet, nous identifierons les personnes alliées plus actifs et convaincu des thématiques dans la société civile, les ONG, les milieux de santé ou d’éducation capables de servir de relais sécurisés pour accéder aux communautés SOGIESC. En plus des cliniques de l’ASCOBEF, nous identifierons une structure de santé dans chaque ile pour mettre en place des nouvelles directives pour une prise en charge complète des cibles primaires dans cette approche. 2. Formation sensible au contexte local Il est prévu le développement des actions de renforcement des capacités des acteurs et des bénéficiaires du projet. De ce fait, nous débuterons par l’adaptation des modules de formation pour intégrer des références culturelles locales, et insister sur la confidentialité, la bienveillance et l’approche par les droits humains. Dans un premier temps, nous organiserons des séances de formations de formateurs pour réaliser à la foulé des formations en cascade à travers une approche participative pour mieux intégrer les bénéficiaires de ces activités. 3. Communication adaptée et progressive Pour assurer une forte sensibilisation et le plaidoyer, dans la mise en œuvre du projet, nous envisageons de développer des messages et maintenir une diffusion sur l’ensemble du territoire du pays. L’élaboration des messages tiendra compte du contexte avec des termes neutres et des concepts acceptables pour sensibiliser (ex. : “respect de la différence”, “accès équitable”, “non-jugement”). Nous utiliserons les différentes formes de communication accessibles par toutes les cibles, en priorisant les canaux les plus accessibles, tels que les groupes d’échange, les radios communautaires ou les sessions à huis clos. Nous mettrons à profit toutes les types de communication les plus appropriés. En plus il y aura des groupes de discussion ciblés et d’autres types pour toucher toutes les cibles. Nous mettrons à profil également l’approche de documentation participative : Recueillir les témoignages de façon anonyme pour identifier les freins à l’accès aux services, tout en protégeant l’identité des personnes interrogées. 4. Participation active aux webinaires du CdE de l’IPPF Utiliser les plateformes du CdE pour renforcer les compétences du personnel et bénéficier de bonnes pratiques d’autres contextes similaires.